Le meurtre des animaux ?
L'abattage des bêtes, les souffrances infligées à ces animaux dédiés à la consommation, qui passent souvent toute leur triste existence enfermés dans des boxes exigus et gavés à l'extrême afin d'accélerer leur croissance, ont de quoi révulser plus d'un. L' indifférence à la souffrance animale est-elle compatible avec l'empathie de la misère humaine ?
Le respect de la vie animale est pratiquée par des peuples, dont la spiritualité élevée fait aujourd'hui école et qui sont souvent végétariens par tradition.
La solidarité envers les peuples du Tiers-Monde ?
La production de viande gaspille les céréales car un animal consomme beaucoup plus de calories (végétales) qu'il n'en restitue sous forme de viande. Il y a donc un gâchis engendré par cette consommation indirecte des céréales, dont plus du tiers de la production mondiale sert à nourrir le bétail. L'agriculture des pays du Tiers-Monde est de plus en plus orientée vers la production de calories et de protéines pour l'alimentation animale. Changer notre manière de produire et de consommer les protéines peut être considéré comme un acte solidaire vis à vis des peuples les plus démunis ! Le végétarien ne participe pas à ce gâchis.
Une exigence écologique ?
L'eau est une denrée devenue rare et un enjeu crucial pour les peuples du Tiers-Monde.
Hors il faut 100 000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1 000 à 2000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja. (source : Sciences & Vie - avril 1997).
La forêt amazonienne (poumon de notre planète) est défrichée pour semer des céréales dont une grande partie est consommée par l'élevage. Le végétarisme réduit ces impacts.